La réglementation drone à Madagascar est aujourd’hui critiquée pour son manque d’adéquation avec les réalités du terrain. Une loi efficace doit encadrer sans bloquer, être co-construite avec les acteurs du secteur et proposer des procédures simples, notamment pour les permis et les déclarations de vol.
Pourquoi la réglementation des drones à Madagascar pose problème ?
L’objectif d’une réglementation drone à Madagascar est clair : assurer la sécurité et structurer un secteur en croissance. Cependant, dans sa forme actuelle, plusieurs limites apparaissent :
- Des règles déconnectées des contraintes opérationnelles
- Des procédures complexes ou difficilement applicables
- Un manque de concertation avec les professionnels
Le résultat est sans appel : la loi devient difficile à respecter, ce qui affaiblit son efficacité et sa crédibilité.
Faut-il réglementer l’usage des drones ?
Oui, chez Lumen Studios Madagascar, nous pensons sans ambiguïté que l’usage des drones à Madagascar doit être sans réglementé.
L’utilisation des drones implique :
- des enjeux de sécurité aérienne
- des questions de vie privée
- des risques liés à l’espace public
Une réglementation est donc indispensable. Mais ladite réglementation doit être conçue pour encadrer, pas pour dissuader. Autrement, c’est le boulevard pour le secteur informel et toutes conséquences qui peuvent s’en suivre.

Les 3 principes d’une bonne réglementation drone à Madagascar
- La simplicité : Une loi doit être compréhensible et rapide à appliquer
- Applicabilité : elle doit fonctionner dans des conditions réelles, pas uniquement sur le papier.
- Responsabilisation : chaque opérateur doit être clairement identifié et responsable de ses activités.
Quelles solutions pour améliorer la loi sur les drones à Madagascar ?
Mettre en place un permis annuel
Un permis annuel permettrait :
- d’identifier les opérateurs
- de responsabiliser chaque utilisateur
- de simplifier la gestion administrative
Simplifier la déclaration de vol
Aujourd’hui, la déclaration est souvent un point de friction majeur.
Une approche efficace serait :
- une déclaration en ligne
- une possibilité de soumission jusqu’à 12 heures avant le vol
- une plateforme fiable et accessible
La déclaration de vol “on-time” est une réelle nécessité. Imaginez un seul instant, un contrat de couverture d’événement qui tombe à 72h du tournage. Qui peut garantir, qu’un permis one-shot pourra être délivré dans les temps ? C’est encore sans compter les aléas techniques, la disponibilité des agents contrôleurs et validateurs, etc. Sans un dispositif agile, il faudrait alors choisir : refuser le contrat ou tomber dans l’illégalité. Dans un pays où on essaie de créer de la valeur, ça ne serait pas le schéma idéal.
Mais cela suppose aussi un système de sanction cohérent. Une réglementation crédible repose sur un équilibre :
- faciliter la conformité pour les professionnels sérieux
- sanctionner les infractions réelles
Cela permet de filtrer les opérateurs qualifiés et de limiter les usages non encadrés.

Pourquoi la co-construction est essentielle ?
Une loi conçue sans les acteurs concernés est presque toujours inefficace.
Pour une réglementation réaliste, adaptée et durable, il faut établir une réelle collaboration entre :
- administration
- professionnels du drone
- entreprises utilisatrices

